23 septembre 2009
De la Dureté des temps à la nécessaire dureté de la riposte
- Communiqué de presse CNT du 22 septembre 2009
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Les défaites semblent gouverner notre époque : multiplication des licenciements massifs ; suicides de salariés détruits par le management à France Telecom et Renault ; expulsions de sans-papiers par la police à Calais ou par le service « d’ordre » de la CGT à Paris ; répression syndicale en Kanaky, à Nîmes, à Grenoble et ailleurs ; tirs de Flash-Ball mutilants sur la jeunesse ; désespérance paysanne ; destruction des services publics ; classe politique sourde aux salariés de Molex prêts à faire sauter leur outil de travail pour vivre dignement ; propos racistes d’un ministre encouragé par ses pairs. Les coups pleuvent, nous avons parfois le souffle coupé, et la riposte tarde à s’organiser…
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Il est vain d’attendre des plans d’urgence, ceux-ci sont destinés aux banques. Il est vain d’espérer que la « gauche » politique s’organise, elle est – à mille lieues de notre réalité sociale – engluée dans de pathétiques batailles d’ego et de pouvoir. Il est vain d’attendre le salut d’une riposte syndicale, les grandes confédérations sont trop occupées à négocier avec le gouvernement les modalités de la cogestion. Il est vain d’attendre que le capitalisme se réforme de lui-même, il est trop occupé à nous distraire pour nous faire oublier ce qu’il est : une machine à broyer et à faire des profits pour une poignée de nantis.
Le salut ne viendra que de nous-mêmes. Les salariés de « Conti » et de la SBFM l’ont compris, les ouvriers kanaks et guadeloupéens également. Partout où les travailleurs s’organisent par eux-mêmes dans leurs luttes pour faire respecter leurs droits et en gagner de nouveaux, la société avance. Face au syndicalisme de cogestion de directions qui négocient nos défaites et isolent les luttes, l’heure est au développement d’un syndicalisme de classe, interprofessionnel et offensif, porteur d’un projet de transformation sociale anticapitaliste et anti-autoritaire.
Car aujourd’hui, le gouvernement et le patronat n’ont que faire de journées d’(in)action disparates, dans une unité syndicale de façade. Nos luttes sociales ne connaissent pas de répit, quoi qu’en pensent les bureaucraties.
La Confédération nationale du travail (CNT) appelle tous les travailleurs, salarié-es, chômeurs et précaires, à construire un mouvement sur les bases de la démocratie directe et vers la grève générale reconductible.
Les temps sont durs, notre riposte se doit de l’être davantage !
12 décembre 2008
C'était pas un tendre !
D’après - Créer deux, trois…
De nombreux Vietnam, voilà le mot d’ordre.
« …En définitive, il faut tenir compte du fait que l’impérialisme est un système mondial, stade suprême du capitalisme, et qu’il le faut le battre dans un grand affrontement mondial. Le but stratégique de cette lutte doit être la destruction de l’impérialisme. Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c’est d’éliminer les bases de subsistance de l’impérialisme : nos pays opprimés, d’où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de dominations - des armes et toutes sortes d’articles, nous soumettant à une dépendance absolue.
L’élément fondamental de ce but stratégique sera alors la libération réelle des peuples ; libération qui se produira à travers une lutte armée, dans la majorité des cas, et qui prendra inéluctablement en Amérique la caractéristique d’une Révolution Socialiste.
En envisageant la destruction de l’impérialisme, il convient d’identifier sa tête, qui n’est d’autre que les États-Unis d’Amérique…
…Il faut mener la guerre jusqu’où l’ennemi la mène ; chez lui, dans ses lieux d’amusement ; il faut la faire totalement. Il faut l’empêcher d’avoir une minute de tranquillité, une minute de calme hors de ses casernes, et même dedans ; il faut l’attaquer là où il se trouve ; qu’il est la sensation d’être une bête traquée partout où il passe. Alors il perdra peu à peu son moral. Il deviendra plus bestial encore, mais on notera chez lui les signes de la défaillances.
Et il faut développer un véritable internationalisme prolétarien ; avec des armées prolétariennes internationales, où le drapeau sous lequel on lutte devient la cause sacrée de la rédemption de l’humanité…
…Chaque goutte versée sur un territoire sous lequel on n’est pas né est une expérience que recueille celui qui y survit pour l’appliquer ensuite à la lutte pour la libération de son propre peuple.
C’est l’heure de modérer nos divergences et de tout mettre au service de la lutte…
…Qu’importent les dangers ou les sacrifices d’un homme ou d’un peuple, quand ce qui est en jeu c’est le destin de l’humanité… »
Comandante Ernesto Che Guevara
1967

