25 septembre 2009
En Espagne, il se passe des choses...
Je ne suis pas vraiment fan du courrier international mais il faut avouer que j'ai eu un réel plaisir a découvrir : Le_Marxisme_pratique_en_Espagne_2*. Comme quoi tout est possible quand on s'en donne la peine et que "quand on veut, on peut".
Et TOC !
Petit entreligne dédié à Serge T. et Raymond M.
Ils se reconnaîtront.
Vermell
*le chiffre 2 n'a rien a voir avec le titre, c'est juste que sa mise en format PDF sur mon PC a nécessité un petit 2 de démarcation...
14 avril 2008
Comment va le Monde ?
Selon la F.A.O. (Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) plus de 854 millions de personnes sont victimes de la faim dans le monde et 37 pays sont actuellement menacés. En deux mois, le prix du riz a augmenté globalement de 75%, voire plus dans certains pays. Celui du blé a fait un bond de 120% en un an, selon la Banque mondiale. Les émeutes de la faim se déclenchent. Pas de doute, le monde va de mieux en mieux !
C’est quand qu’on change tout ?
03 avril 2008
Succès de la manif NON à la THT à Gérone
20.000 personnes ont participé dimanche 30 mars à Gérone à une manifestation contre la construction de la ligne électrique à très haute tension (THT) qui doit connecter l’Espagne et la France. Organisée par la Plateforme « No a la MAT » et l’Association de Municipalités (AMMAT), les participant/es ont exigé la suspension d’une infrastructure qui « ne se justifie pas » et dont le seul intérêt est d’enrichir quelques entreprises, au détriment de l’environnement et surtout des populations concernées par cette construction.
La manifestation a reçu le soutien de nombreuses associations et collectifs de défense du territoire, de syndicats comme USTEC (majoritaire dans l’enseignement), d’Unió de Pagesos ou JARC (Jeunes agriculteurs et éleveurs de Catalogne). Il y avait aussi un cortège des CUP (Candidatures d’unité populaire, gauche indépendantiste), ainsi que des représentations nourries des municipalités affectées par le tracé des deux côtés des Pyrénées. Des militants de la LCR de Perpignan et de Revolta Global de Gérone et de Barcelone étaient également présents.
Signe peut-être du malaise que suscite le débat sur la THT au sein du gouvernement catalan d’union de la gauche (dont la force majoritaire, le PS, milite farouchement pour l’interconnexion), on apercevait un cortège symbolique d’ICV… ainsi que de nombreux militants éparpillés d’ERC (qui formellement s’y opposent).
Le 1er mars, près de 15.000 personnes avaient déjà manifesté à Perpignan pour exprimer leur rejet de ce projet.
Rappelons que, lors du sommet du 10 de janvier à Paris, les gouvernements français et espagnol avaient promis de fermer le dossier avant le 30 juin de cette année, établissant les délais de son exécution.
24 mars 2008
Faire passer...
Du 8 au 13 avril 2008, Caracas (capitale du Venezuela) devient la Capitale Mondiale pour la Paix et de la Lutte Anti-Impérialiste.
Début 1949, le bureau politique du Parti Communiste de l'Union Soviétique adopte une directive prévoyant l’organisation d’un congrès, afin de mobiliser les opinions sur la lutte pour la paix. Cet événement se tint à Paris et à Prague (problèmes de visas pour des membres soviétiques) du 20 au 25 avril 1949 et marque en quelque sorte la véritable naissance du Conseil mondial de la paix (CMP).
Popularisé par la « colombe de Picasso », le Conseil désigne le physicien communiste français Frédéric Joliot-Curie pour en exercer la présidence. Le CMP est soutenu par de nombreuses autres organisations d’obédience communiste, comme la Fédération syndicale mondiale, la Fédération démocratique internationale des femmes (d’Eugénie Cotton) ou la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique.
Des personnalités de l'époque comme le Peintre Pablo Picasso, le chanteur Nord Américain Paul Robeson, le poête Chilien Pablo Neruda font parti de cette première Assemblée du Conseil de la Paix.
20 mars 2008
Occuper, résister, produire
Suite à une lecture d'un article déjà ancien du hors série du Monde Diplomatique, Manière de voir n°90. Je vous fais partager ici un résumé de cet exposé de Cécile Raimbeau, Journaliste et auteur (avec Daniel Hérard) d'Argentine Rebelle aux Editions Alternatives.
Depuis la Crise économique qui a ruiné l'Argentine en 2001, de plus en plus de chômeurs occupent leurs entreprises en faillite ou liquidée et les remettent en marche sans patrons (Yeaahh ! Le Medef doit adorer ce genre d'initiative).
Associés de la "Cooperativa del hotel Bauer"
Les exemples sont nombreux, trois exemples en particulier sont cités. L'hôtel Bauen, la fabrique de Carrelage Zanon et l'usine de confection Brukman. Malgré leur situation hors la loi, ces rebelles résistent, les céramistes par exemple ont résisté à sept tentatives d'expulsions. L'unité de ces travailleurs a fait de cette entreprise récupérée un symbole national de combativité.
Ces entreprises sont des coopératives, vous ne trouverez pas d'employés mais des associés, elles fonctionnent en autogestion. Les bénéfices dégagés sont redistribués entre "associés" et réinjectés dans l'outil de travail (ET TOC !). A l'heure actuelle, 80% des entreprises occupées produisent.
Créer de l'emploi dans une entreprise dite en faillite est un admirable pied de nez au Patronat (Laurence va pas du tout aimer !). En Argentine l'autogestion pourrait récupérer 15000 emplois. Hélas, les milieux économiques exercent une telle emprise sur les pouvoirs politiques et judiciaire qu'il coûte moins cher aux élus et juges de tourner le dos aux ouvrier rebelles que de les aider, malgré la popularité de ces organisations. Ce système de fonctionnement n'est-il pas une arme contre le libéralisme et le néo libéralisme ?
Pour les soutenir voici des pétitions, leurs luttes durent depuis 2003 !
Traduction :
" Les ouvrier-ères de Zanon défendent l'éducation publique et le droit des enfants par l'expropriation sous contôle ouvrier au service de la communauté"
08 février 2008
FARC, Colombie, Venezuela, enfin la vérité*
Jean Pierre Lentin - 29.01.08
Les FARC, Ingrid Bétancourt, Hugo Chavez, des informations traitées par des médias orientés... Au final, qu'en est-il réellement des FARC?
Une fois n’est pas coutume, cet article n’est pas dû à nos fines équipes, c’est une citation brute. Nous avons reçu ce texte (écrit sur un coup de sang, au fil de la plume, dit-il) de notre ami Claude Santiago, auteur de formidables documentaires musicaux et grand amoureux de l’Amérique latine. Nous l’avons trouvé lumineux. Merci, Claude !
Voici des extraits choisis. Le texte complet a été posté dans le Forum, topic « les FARC, résistants ou terroristes ? »
Tout et n'importe quoi a été écrit, et notamment que la Colombie est un pays démocratique déstabilisé par une narco-guérilla, alors que le Venezuela serait déjà une dictature.
Qu'en est-il réellement ?
La Colombie est aujourd'hui encore le meilleur exemple d'une Amérique latine de la discrimination et des inégalités extrêmes, avec une classe politique ultra-réactionnaire entièrement dévouée aux intérêts d'une poignée de familles colombiennes et à ceux des grandes compagnies étrangères, notamment américaines. La violence a toujours été quotidienne pour des millions de paysans et de travailleurs vivant souvent dans des conditions de semi-esclavage, sous la menace permanente de milices patronales liées à l'armée et aux narco-trafiquants, et bénéficiant jusqu'à aujourd'hui d'une impunité presque totale. Il ne faut donc pas s'étonner si les insurrections populaires qui ont marqué toute l'histoire moderne de la Colombie ont aussi fait preuve d'une extrême violence.
En Colombie, au cours des dernières années, des milliers de personnes ont été enlevées par des délinquants ou par des milices d'extrême droite, alors que des milliers d'autres disparaissaient entre les mains de la police ou de l'armée colombiennes. Selon la Commission Européenne, le nombre des déplacés et réfugiés s'élevait en 2006 à 3,9 millions, soit presque deux fois plus qu'au Darfour.
Le drapeau des FARC
Condamnant sans aucune nuance les FARC, la presse occidentale a totalement passé sous silence un épisode sanglant de l'histoire récente de la Colombie qui est pourtant une clé indispensable pour comprendre comment peut subsister dans ce pays une guérilla aussi puissante que paranoïaque.
Alors que la Colombie vit une quasi-guerre civile depuis des décennies, l'Etat et les FARC signent en 1984 un accord stipulant que l'Etat engagera certaines réformes politiques, sociales et économiques demandées par le mouvement d'extrême gauche. Les guérilleros s'engagent de leur côté à renoncer à la violence et aux enlèvements. Ils s'organisent légalement au sein de l'Union Patriotique (UP) qui, dès 1985, connaît de grands succès électoraux. Dans les années suivantes, l'UP est victime d'une campagne d'extermination qualifiée parfois de véritable génocide politique. Le 11 novembre 1988
Sur 213 syndicalistes assassinés dans le monde en 2002, 184 étaient colombiens (selon l'International Confederation of Free Trade Unions) !
Unité FARC `
Sous prétexte de la lutte contre le trafic de cocaïne, la Colombie est aujourd'hui le troisième récipiendaire de l'aide US, après Israël et l'Egypte. Des centaines d'agents américains travaillent aux côtés de l'armée colombienne, 3 d'entre eux étant actuellement détenus par les FARC (otages ou prisonniers de guerre ?). La Colombie est devenue une plate-forme US pour la lutte anti-insurrectionnelle, et peut-être demain une base arrière pour attaquer le Venezuela.
Quant au Venezuela, en février 1989, l'armée a tiré sur des émeutiers de la faim, à Caracas. Bilan : entre 300 et 3000 morts selon les sources. Et c'est contre ce régime honni que le colonel Hugo Chavez a tenté un coup d'Etat en 1992.
El presidente Hugo Chavez
Depuis son élection, Hugo Chavez est victime d'une campagne de presse d'une rare violence, en Europe et ailleurs. Même s'il a depuis lors remporté haut la main 8 consultations électorales, dont l'honnêteté a été confirmée par tous les observateurs internationaux. Même s'il a accepté sa dernière défaite électorale sur un référendum qui portait certes sur la possibilité de se faire réélire sans limites (mais c'est aussi le cas dans de nombreux pays européens), mais qui proposait aussi des clauses totalement passées sous silence ici, comme l'accession à des droits sociaux pour des millions de vendeurs ambulants.
Rarissimes sont les intellectuels français qui dénoncent les conditions de vie infra-humaines de centaines de millions de latino-américains. Le milliardaire Bernard-Henri Lévy avoue qu'il n'a pas "la fibre sociale". Pour lui, Chavez mérite qu'on se mobilise contre lui, et les médias ne sont pas loin de le considérer comme le diable, et après tout, Hitler "lui aussi avait été élu."
Ce bon vieux BHL
Selon un récent rapport de la C.E.P.A.L. (Commission Economique Pour l'Amérique Latine du conseil économique et social des Nations Unies), la pauvreté a chuté de 31% au cours des 9 ans du gouvernement Chavez. Et certains se demandent encore pourquoi Chavez reste populaire…
*Lu et copié collé à partir du site de Radio Nova









