12 décembre 2008
C'était pas un tendre !
D’après - Créer deux, trois…
De nombreux Vietnam, voilà le mot d’ordre.
« …En définitive, il faut tenir compte du fait que l’impérialisme est un système mondial, stade suprême du capitalisme, et qu’il le faut le battre dans un grand affrontement mondial. Le but stratégique de cette lutte doit être la destruction de l’impérialisme. Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c’est d’éliminer les bases de subsistance de l’impérialisme : nos pays opprimés, d’où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de dominations - des armes et toutes sortes d’articles, nous soumettant à une dépendance absolue.
L’élément fondamental de ce but stratégique sera alors la libération réelle des peuples ; libération qui se produira à travers une lutte armée, dans la majorité des cas, et qui prendra inéluctablement en Amérique la caractéristique d’une Révolution Socialiste.
En envisageant la destruction de l’impérialisme, il convient d’identifier sa tête, qui n’est d’autre que les États-Unis d’Amérique…
…Il faut mener la guerre jusqu’où l’ennemi la mène ; chez lui, dans ses lieux d’amusement ; il faut la faire totalement. Il faut l’empêcher d’avoir une minute de tranquillité, une minute de calme hors de ses casernes, et même dedans ; il faut l’attaquer là où il se trouve ; qu’il est la sensation d’être une bête traquée partout où il passe. Alors il perdra peu à peu son moral. Il deviendra plus bestial encore, mais on notera chez lui les signes de la défaillances.
Et il faut développer un véritable internationalisme prolétarien ; avec des armées prolétariennes internationales, où le drapeau sous lequel on lutte devient la cause sacrée de la rédemption de l’humanité…
…Chaque goutte versée sur un territoire sous lequel on n’est pas né est une expérience que recueille celui qui y survit pour l’appliquer ensuite à la lutte pour la libération de son propre peuple.
C’est l’heure de modérer nos divergences et de tout mettre au service de la lutte…
…Qu’importent les dangers ou les sacrifices d’un homme ou d’un peuple, quand ce qui est en jeu c’est le destin de l’humanité… »
Comandante Ernesto Che Guevara
1967
